Méthodologie
Ce site présente des chiffres publics que vous pouvez vérifier à tout moment. Cette page explique ce qu'ils mesurent vraiment — et ce qu'ils ne mesurent pas.
1. La source
Toutes les données viennent du SSMSI (Service statistique ministériel de la sécurité intérieure), publiées chaque année sur data.gouv.fr sous Licence Ouverte 2.0. Nous reprenons les chiffres sans retraitement, à l'échelle de chaque commune française.
2. Ce que mesurent ces chiffres
Il s'agit des faits constatés par la police nationale et la gendarmerie : les infractions enregistrées dans leurs procédures. C'est un indicateur robuste mais partiel de la délinquance réelle.
3. Ce qu'ils ne mesurent pas
- Les faits non signalés. Une partie des victimes ne déposent pas plainte. Ce « chiffre noir » est particulièrement important pour les violences intrafamiliales et sexuelles.
- Le lieu de résidence des victimes. Les faits sont rattachés à la commune du fait, pas à celle de la victime. Les territoires touristiques, gares, zones commerciales et centres-villes concentrent mécaniquement plus de faits.
- La gravité. Un fait est compté pour 1, quelle que soit la peine encourue.
4. Taux pour 1 000 habitants
Le taux rapporte les faits à la population légale publiée par l'INSEE l'année correspondante, ce qui permet de comparer une grande ville à un petit village. Attention : dans les communes très touristiques, la population de référence est la population résidente, pas le flux effectif — ce qui gonfle leur taux.
5. Petits effectifs et confidentialité
Pour les infractions rares dans les petites communes, le SSMSI ne diffuse pas la valeur exacte afin de ne pas identifier indirectement des personnes. Le site affiche alors « non diffusé » et, à titre de repère, la moyenne du département pour cet indicateur et cette année.
Cette moyenne n'est pas une estimation du nombre de faits dans votre commune : c'est un ordre de grandeur de ce qui se passe dans des communes comparables du même département.
6. Moyenne nationale
La moyenne de référence affichée sur chaque fiche provient du fichier départemental du SSMSI, qui couvre 100 % de la population française (les départements sont toujours assez grands pour que tous les chiffres soient publiables). Total des faits constatés en France ÷ population totale = taux pour 1 000 habitants.
Calculer la moyenne nationale uniquement à partir des communes où le chiffre est diffusé biaiserait le résultat : les petites communes rurales (taux structurellement plus bas) seraient exclues du numérateur tout en restant dans le dénominateur national. Le fichier départemental évite ce biais.
7. Données provisoires
Le SSMSI publie chaque année un millésime avec les chiffres de l'année précédente. Ce millésime est provisoire pendant un an : les effectifs peuvent être révisés (corrections de saisie, réagrégations) lors de la publication suivante. Le site signale la dernière année avec un badge « provisoire ».
8. Indicateurs publiés
Quinze indicateurs sont publiés par le SSMSI à l'échelle communale, classés en quatre chapitres :
- Atteintes aux personnes : violences physiques intrafamiliales, violences physiques hors cadre familial, violences sexuelles.
- Atteintes aux biens : cambriolages de logement, vols avec armes, vols violents sans arme, vols sans violence, vols de véhicule, vols dans les véhicules, vols d'accessoires sur véhicules, destructions et dégradations volontaires.
- Stupéfiants : trafic, usage (y compris en AFD — Amende Forfaitaire Délictuelle).
- Fraudes : escroqueries et fraudes aux moyens de paiement.
9. Calendrier de publication
Le SSMSI publie le nouveau millésime au premier trimestre de chaque année (généralement en février-mars). Les données de ce site sont régénérées à chaque nouvelle publication.
10. Sources et licences
- Bases statistiques communale, départementale et régionale — SSMSI · Licence Ouverte 2.0 (Etalab).
- API Découpage administratif (geo.api.gouv.fr) — noms et géométries communales.
- france-geojson (Grégoire David) — contours départementaux simplifiés.
- Site indépendant — non affilié à l'État, à l'administration ni au Ministère de l'Intérieur.